Les factures constituent un document central de la vie d’une entreprise et doivent respecter des règles précises pour être valides. Ce texte vous guide sur les mentions obligatoires à inscrire sur une facture, rappelle les cas particuliers fréquents et explique la nouvelle mention qui s’imposera aux entreprises bénéficiant de la franchise en base de TVA à partir du 1er janvier 2027. Vous trouverez des exemples concrets, des pistes pour adapter vos modèles et des repères sur la facturation électronique.
Quelles informations essentielles doivent apparaître sur une facture ?
Une facture complète facilite la comptabilité, protège vos droits et évite les litiges. Les mentions obligatoires forment un socle minimal d’informations qui s’applique à toutes les ventes de biens et prestations de services. Le respect de ces obligations est contrôlé lors des audits et en cas de contentieux, d’où l’importance d’une mise en forme rigoureuse.
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Voici les éléments indispensables que l’on retrouve systématiquement :
- La date d’émission et la date de la vente ou de la prestation.
- Le numéro de facture selon une numérotation chronologique et continue.
- L’identité complète du vendeur ou du prestataire avec numéro SIREN et, le cas échéant, numéro de TVA intracommunautaire.
- L’identité complète du client et ses références pour les professionnels.
- La nature et le détail des opérations facturées (quantité, désignation, prix unitaire, taux et montant de TVA).
- Le montant total à payer en HT, le montant de la TVA et le TTC.
- Les conditions de paiement, le délai, l’escompte éventuel et le taux des pénalités de retard.
- Le cas échéant, le montant de l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement.
Une facture bien rédigée évite des erreurs courantes comme l’omission du numéro de facture ou une numérotation incohérente. Pensez à intégrer ces mentions dès la création de vos modèles et à vérifier leur présence lors de chaque émission. Ces bonnes pratiques simplifient aussi la transition vers la facturation électronique.
Quelles mentions spécifiques dépendent de la situation fiscale ou sectorielle de l’entreprise?
Certaines opérations exigent des mentions supplémentaires qui s’ajoutent au socle minimal. Ces indications tiennent compte du régime TVA, de la localisation des échanges et de la nature de l’activité exercée.
Exemples fréquents et formulation recommandée :
| Situation | Mention à inscrire |
|---|---|
| Franchise en base de TVA | TVA non applicable, art. L.233-3 du CIBS |
| Livraisons intracommunautaires | Exonération de TVA, article 262 ter 1 du CGI |
| Prestations intracommunautaires réalisées pour un assujetti | Autoliquidation |
| Adhésion à un centre de gestion agréé | Membre d’une association agréée, règlement par chèque et carte accepté |
Certaines professions imposent encore d’autres mentions comme les références d’assurance pour les artisans ou des informations sur la garantie légale pour les ventes aux particuliers. Vous devrez adapter vos factures en fonction des obligations propres à votre secteur afin d’assurer conformité et clarté pour vos clients.
Que change la nouvelle mention pour la franchise en base de TVA ?
À compter du 1er janvier 2027, la mention actuellement utilisée par les entreprises soumises à la franchise en base de TVA évolue pour suivre la refonte normative. L’ancienne formulation « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » sera remplacée par une formulation rattachée au Code des impositions sur les biens et services.

La nouvelle mention à inscrire sur les factures sera la suivante « TVA non applicable, art. L.233-3 du CIBS ». Ce changement est purement textuel et n’altère ni le régime d’exonération ni les obligations déclaratives ou comptables des entreprises concernées.
Les équipes financières et les éditeurs de logiciels de facturation doivent planifier cette mise à jour sur leurs modèles avant l’échéance. Toute facture émise après le 1er janvier 2027 devra comporter la nouvelle référence légale pour éviter d’éventuelles remarques lors d’un contrôle.
Comment préparer vos factures pour 2027 et gérer la facturation électronique?
Plusieurs obligations en matière de facturation électronique s’appliquent selon la taille et le statut de l’entreprise. La transition vers l’e-invoicing ou l’e-reporting dépendra de votre activité, de votre régime TVA et des échéances prévues par l’administration.
Conseils pratiques pour anticiper les changements :
- Vérifiez et mettez à jour les modèles de factures pour remplacer l’ancienne mention par « TVA non applicable, art. L.233-3 du CIBS ».
- Contrôlez la numérotation, les données SIREN et les mentions sectorielles sur vos gabarits.
- Contactez votre éditeur de logiciel ou votre expert-comptable pour activer les règles d’e-invoicing adaptées à votre situation.
- Formalisez une procédure interne de contrôle avant émission afin de limiter les erreurs de conformité.
Si vous optez pour la facturation électronique, anticipez la formation des équipes et testez les flux avant la mise en production. Ces étapes garantissent une transition en douceur et vous évitent des ajustements coûteux une fois la date d’application arrivée.

Claire Duhamel suit l’économie locale tout en intégrant les grandes tendances internationales. Vous découvrez à travers ses articles comment les marchés, les entreprises et l’innovation mondiale influencent l’activité économique et les opportunités professionnelles.








